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L’agent pathogène responsable de l’échinococcose alvéolaire est la larve d’un ver de la famille des Taeniidae (ver plat) : Echinococcus multilocularis.
L’échinococcose est une infestation par des Taeniidés (vers plats) du genre Echinococcus, un minuscule ténia d’à peine quelques millimètres de long. Cinq espèces d’Echinococcus ont été identifiées, qui infestent un large éventail d’animaux domestiques et sauvages.
Comme pour tous les taeniidés, le cycle du parasite fait intervenir trois compartiments : les hôtes définitifs étant les carnivores (principalement le renard), les hôtes intermédiaires étant les rongeurs et l’environnement. Il s’agit là des principaux réservoirs du ver adulte de l’échinocoque.
Le cycle de développement est sauvage :
Il est vraiment important de relater que les œufs d’échinocoques sont très résistants. À basse température et fort taux d’humidité, ils peuvent survivre et rester infestant plus d’un an dans l’environnement.
Le lavage même intensif ne peut pas garantir l’élimination totale des œufs du parasite déposés en surface.
Seule une cuisson supérieure à 60 °C des fruits et légumes permet d’éliminer le risque de contamination et demeure l’unique mode d’élimination domestique du parasite. La congélation domestique ne permet pas une inactivation des œufs du parasite.
Elle se transmet principalement dans le cadre d’une relation prédateur/proie. Par exemple entre renards et petits mammifères, notamment les campagnols.
Le chien, voire le chat, pourra se contaminer en ingérant des rongeurs infestés, mais aussi en se roulant dans des excréments de renards ou d’un autre hôte définitif. Il se contaminera aussi en passant dans le terrier d’un renard infecté. Il sera alors porteur sur son pelage des œufs. En léchant ses poils, il disséminera aussi les œufs dans sa gueule.
L’homme, lui, se contaminera exclusivement par voie orale. Il ingère accidentellement des œufs du parasite présents sur des végétaux (légumes, champignons, baies sauvages) ou en portant à la bouche des mains contaminées par les œufs présents sur le pelage d’animaux porteurs (chiens, chats). Pour l’Homme, seuls les œufs sont infestant; il ne peut pas y avoir de contamination interhumaine.
L’homme est considéré comme un hôte intermédiaire « accidentel ». Dans le cycle, il prend la place du rongeur tout comme d’autres espèces de mammifères.
Le parasite se développera en se fixant dans le foie et en y poussant comme une «tumeur» ayant un aspect de «nid d’abeille» (d’où son nom d’échinococcose alvéolaire).
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