La viande de gibier à l’honneur : avantages, défis et impact sur l’avenir de l’alimentation

Le prélèvement d’un loup le dimanche 05 juillet 2020 a provoqué de nombreuses polémiques sur les procédures autorisées pour protéger les troupeaux face à ce prédateur. Rappelons qu’en 2019 ce sont plus de 12 000 bêtes d’élevage qui ont été tuées par les loups.
Le loup en France est une espèce protégée par la convention de Berne. Cependant, il est possible de l’abattre dans certaines conditions bien définies. Les prélèvements sont donc autorisés dans le but d’avoir un contrôle sur les effectifs et ainsi limiter sa prédation sur les troupeaux. Le nombre des tirs létaux est fonction du nombre évalué de loups en France, les protecteurs du loup ont donc intérêt à minorer sa présence pour limiter les tirs.
Ces tirs peuvent être effectués par les éleveurs eux-mêmes ou par des personnes qu’ils mandatent. Les brigades des grands prédateurs terrestres et les lieutenants de louveterie (bénévoles et assermentés pour une mission de service public) sont également habilités à réaliser ces tirs. Enfin, des chasseurs volontaires peuvent aussi être autorisés à pratiquer ces tirs, cela, après avoir suivi une formation obligatoire dispensée par l’office français de la biodiversité. L’OFB précise que » tout participant à une opération de tir doit impérativement être titulaire du permis de chasser valable pour l’année en cours ainsi que d’une assurance de responsabilité civile spécifique à l’utilisation des armes de chasse dans le cadre des opérations dérogatoires qui ne constituent pas un acte de chasse au titre de la réglementation « .
Rappelons que le tir du loup en dehors de ce cadre légal et réglementaire (couramment appelé braconnage) est puni de deux ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende, selon l’article L415-3 du Code de l’environnement.
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